The Communist Organization of Greece (KOE) expresses its full support and solidarity with the ongoing mass protests, strikes and mobilizations of the peoples of Guadeloupe and Martinique against the high prices of the basic goods and services and for real increase of salaries and pensions. We condemn the bloody repression exercised by the institutions and the police of the colonial French state against the legitimate mass popular revolt.

We call upon the Left and the militant trade unions to express their solidarity with the collectif "Liyannaj Kont Pwofitasyon" (LKP, http://www.lkp-gwa.org) which regroups several social and political organisations of Guadeloupe, among them the Union Generale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG, http://ugtg.org), as well as to the communist forces of the islands, such as the PKLS of Martinique (Pati Kominis pou Lendépandans èk Sosyalism / Parti Communiste pour l'Indépendance et le Socialisme, http://www.pkls.org).

Follows in french language the solidarity message of KOE:

Message de solidarité aux partis et mouvements progressistes et populaires de Guadeloupe et de Martinique

Chers camarades !

Nous apprenons avec enthousiasme les nouvelles de la lutte combative et prolongée des vos peuples contre l’exploitation extrême, contre la pauvreté et la politique d’austérité imposé par le gouvernement colonial français, contre l’effort de la grande bourgeoisie de faire payer sa propre crise aux masses populaires, aux travailleurs et à la jeunesse.

Les medias bourgeois nous disent que ce qui se passe actuellement à Guadeloupe et à Martinique c’est « l’exploitation de certains problèmes sociaux par de groupes irresponsables de casseurs et émeutiers». Mais nous savons très bien qu’il s’agit d’une mobilisation populaire formidable et légitime, parce que chez vous, comme chez nous, ces « d’en bas » en ont marre de la misère, de l’exploitation, de la répression et des mensonges de ceux « d’en haut ».

En Grèce nous avons vécu récemment la révolte extraordinaire de la jeunesse et des travailleurs contre le gouvernement antipopulaire de Karamanlis, après l’assassinat du jeune étudiant Alexis Grigoropoulos par la police le 6 décembre 2009. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté pendant trois semaines dans dizaines de villes leur rage contre ce système qui assassine la future de la grande majorité populaire et ne sert qu’une poignée de profiteurs capitalistes.

Ici aussi le gouvernement et les medias bourgeois nous ont accusé de « casseurs et émeutiers» et ont appelé « au rétablissement de l’ordre » ; de centaines de manifestants, surtout jeunes, ont été arrêtés et plusieurs dizaines sont toujours en prison. Mais depuis décembre tout a changé en Grèce : maintenant il y a des milliers de nouveaux militants et la bourgeoisie a perdu toute une génération durcie dans la lutte contre la répression et l’exploitation.

Chers camarades !

Votre combat est la notre aussi. Nous crions avec vous : Ça suffit avec l’exploitation, avec les prix exorbitants de produits et de services de première nécessité. Nous n’allons pas payer leur crise ! Victoire à la mobilisation populaire !

Athènes, le 18 février 2009

Organisation Communiste de Grèce (KOE), Departement de Relations internationales